Le périple de Caro en Miata, édition 2004


Jour 1 – Samedi 14 août 2004
St-Siméon
Jour 1: Mirabel - St-Siméon

Après maintes commissions de dernière minute et un détour imprévu à Laval parce que le pont Papineau était fermé, je pars enfin vers midi. Il fait beau et chaud, j’arrête vers 13 heures 30 pour manger la moitié de mon lunch (une délicieuse salade grecque) dans une halte routière sur le bord de la 40, me remettre un peu de crème solaire, et me voilà repartie en direction de Québec.

À Trois-Rivières, de gros nuages noirs apparaissent, et je dois vite me ranger sous un viaduc pour remettre le toit – il pleut fort! Ce n’est cependant que pour un temps, il fait déjà beau de nouveau à Québec.

Prochain arrêt aux Chutes Montmorency, pour me dégourdir les jambes. J’en profite pour compter les marches: 478 (avec une marge d’erreur de ± 10, je ne les ai comptées qu’une seule fois!!!). Je repars vers 16 heures 30, et roule sans arrêt jusqu’à La Malbaie, où je décide de souper au Mikes. Il est déjà près de 20 heures quand je sors du restaurant, et il est malheureusement déjà trop tard pour me louer une chambre: tout est complet. Je continue donc ma route vers Tadoussac, en espérant trouver une chambre libre en chemin.

La chance me sourit au premier motel juste avant d’arriver à St-Siméon. La gentille dame me prend en pitié (je suis fatiguée et pas mal tannée de rouler!) et me loue la dernière chambre qu’il lui reste. Seul problème: l’eau chaude ne fonctionne pas dans la douche, je devrai donc me remplir un bain à l’aide d’un plat à partir du robinet du lavabo. Au point où j’en suis, ça ne me dérange vraiment pas!

Jour 2 – Dimanche 15 août 2004
Les Escoumins
Jour 2: St-Siméon - Les Escoumins

Je pars le matin avec l’idée de me rendre à Tadoussac pour prendre une croisière pour aller voir les baleines. En traversant St-Siméon, par contre, je vois des pancartes annonçant la vente de billets de croisière un peu partout. Je décide donc d’arrêter pour m’informer.

La gentille dame au comptoir me propose une croisière de 4 heures dont le départ se fait au quai de St-Siméon. Le départ est à 10 heures, et il est 9 heures 35. Le quai est au coin de la rue, j’ai donc amplement le temps de m’y rendre. La croisière est très intéressante. Le guide nous explique plein de choses à propos des montagnes, des phares et, bien sûr, des baleines. On voit quelques loups-de-mer, quelques petits rorquals viennent respirer tout près du bateau, et plusieurs bélugas se promènent en famille (avec les jeunes de cette année, qui sont d’une couleur plus grisâtre). Il fait très beau, quoique pas très chaud sur l’eau!

Je reprends donc ma route vers 14 heures. Lors de la traversée de la rivière Saguenay entre Baie Ste-Catherine et Tadoussac, des petits rorquals viennent saluer le traversier. Je continue mon chemin jusqu’aux Escoumins, où je décide de m’arrêter et de prendre une chambre vers les 16 heures. Je pars ensuite à pied avec mon sac-à-dos vers la Pointe-à-la-Croix, un amoncellement de grosses roches sur le bord de l’eau. Je m’y installe pour lire un peu, et je réussis à prendre quelques oiseaux en photos (après avoir attendu près d’une demie-heure, immobile, pour qu’ils viennent assez près). Le soleil commence à baisser, et le vent est frisquet, je décide donc de retourner sur la rue principale, où j’arrête souper avant de regagner le motel.

Jour 3 – Lundi 16 août 2004
Cap-Chat
Jour 3: Les Escoumins - Cap-Chat

Je reprends la route lundi vers Baie-Comeau, et si possible le traversier pour Matane. Un nuage gris me suit pendant quelques temps, et il tombe quelques gouttes, mais pas assez pour me faire remettre le toit. J’arrive à Baie-Comeau sur les coups de midi, et on m’informe au kiosque touristique que le traversier part à 14 heures. Comme je n’ai pas de réservation, je me dirige donc directement vers le quai (en ramassant un dîner au Subway sur le chemin) afin d’être dans les premiers arrivés et ainsi avoir de meilleures chances d’embarquer.

Pendant l’attente, je discute avec deux camionneurs de la compagnie Transport Inter-Côte, qui doivent traverser de la marchandise. Le voyage est très achalandé, et une des deux remorques risque de rester sur le quai, ce qui ne fait pas trop leur affaire! Je croise également des travailleurs de Baie-Comeau qui retournent pour une semaine de vacances chez eux, en Gaspésie. Ils sont deuxième dans la ligne d’attente des non-réservés, je suis quatrième, et les autos ont déjà commencé à embarquer qu’on ne sait toujours pas s’il y aura de la place pour nous. Finalement, seule la deuxième remorque de Transport Inter-Côte et une voiture devront rester à Baie-Comeau et attendre le prochain traversier à 20 heures.

Après l’embarquement, je me dirige tout droit sur le pont supérieur. Il fait toujours très beau, et j’ai entendu dire qu’il y a des baleines dans le port. Effectivement, un petit rorqual plus curieux que les autres est en train de festoyer à quelques pieds seulement du bateau! Un deuxième nous attends à l’entrée du port, mais le gros traversier lui fait probablement peur, puisqu’il plonge avant qu’on y arrive.

La traversée dure 2 heures et demi, et j’en profite pour dormir un peu au soleil. Nous accostons à Matane à 16 heures 30, et j’arrête quelques instants à l’information touristique située dans le phare pour envoyer un courriel à maman et papa. Je repars en direction de Ste-Anne-des-Monts, mais décide finalement de m’arrêter à Cap-Chat puisqu’il est déjà passé 17 heures 30. Il ne reste qu’une chambre double au Motel Fleur-de-Lys où je me suis arrêtée, mais le gentil monsieur fait deux appels et me trouve une chambre dans un joli petit gîte à 5 minutes de là.

Les jeunes propriétaires du Petit Hôtel de Cap-Chat, Rachel et Patrick, sont ultra sympathiques et ils ont une vue superbe sur le fleuve. Je passe une bonne partie de la soirée à jaser avec Patrick, qui jusqu’à tout récemment tenait un restaurant sur la rue Ste-Catherine à Montréal. Rachel est originaire de Cap-Chat, et ils ont décidé qu’un changement de décor leur ferait du bien. Le gîte n’est pas encore totalement fini, ils n’ont que 7 chambres d’ouvertes sur les 12 potentielles, mais c’est déjà très beau.

Patrick m’a recommandé la Délicieuse de Homard du resto Chez Richard pour souper, ce que je m’empresse d’aller essayer. Cousine du club sandwich traditionnel, du homard remplace le poulet, et un oeuf déjeuner le bacon. Ça a l’air bizarre, mais c’est absolument délicieux. Je retourne ensuite au Petit Hôtel prendre une tisane sur la véranda en admirant le superbe coucher de soleil.

Jour 4 – Mardi 17 août 2004
L'Anse-au-Beaufils
Jour 4: Cap-Chat - L'Anse-au-Beaufils

Rachel et Patrick ont été assez gentils pour me recommander un bon ami à eux qui tient un gîte juste après Percé. Je repars donc avec l’idée de m’y rendre pour coucher. Il fait encore une fois très beau, quoique l’air n’est pas très chaud sur le bord du fleuve. Par contre, le chemin sinueux qui suit la côte vaut entièrement la peine! À un moment donné, j’ai la surprise de voir un grand héron, volant à environ 8 pieds du sol, traverser la route juste devant moi. C’est gros, un grand héron!

La route jusqu’à Gaspé est très belle, mais aussi très longue. Il est près de 15 heures lorsque j’arrive à Gaspé, où je décide finalement de ne pas m’arrêter pour atteindre Percé plus tôt. J’y arrive vers 16 heures 15, et je m’empresse d’appeler la Villa Sans Soucis, recommandée par Rachel et Patrick, afin de m’assurer une chambre pour le soir. Réservation faite, je me dirige vers un kiosque de vente de billet pour randonnée maritime. Il est trop tard pour aller sur l’Île Bonaventure, mais il reste encore des départs pour un tour du rocher et de l’île, sans arrêt. Ça fait amplement mon affaire.

Le guide, un vieux marin qui à l’air d’adorer raconter des histoires, nous explique l’histoire du Rocher Percé et son évolution (la foudre a fait s’écrouler une partie du rocher en 1937). Nous en faisons le tour, puis nous dirigeons vers l’Île Bonaventure pour y voir les Fous de Bassan. En chemin, nous croisons une baleine (un petit rorqual, probablement) et quelques phoques gris, dont un spécimen mâle qui a l’air de s’être battu, mais d’avoir gagné, puisqu’il se repaît sur une grosse roche. De l’autre côté de l’île, après avoir admiré les milliers d’oiseaux en train de se faire la cour, nous apercevons également un attroupement d’une dizaine de phoques, qui semblent en grande conférence, seule la tête sortie de l’eau, presque immobiles.

La croisière se termine à 17 heures 30, et je fais quelques boutiques souvenirs avant de décider d’aller souper à la Maison du Pêcheur. Le repas 4 services est absolument divin du début à la fin, et il est déjà 20 heures lorsque je me dirige enfin vers L’Anse-au-Beaufils et la Villa Sans Soucis.

J’arrive d’ailleurs juste à temps puisque Marie-Hélène et Dany, les jeunes propriétaires qui sont aussi sympathiques que Rachel et Patrick, sont sur le point de partir pour une sortie au cinéma, une rareté pour eux pendant l’été, évidemment. Leur petite maison est toute vieille et jolie, et la fenêtre de ma chambre donne sur le lever du soleil – j’ai hâte de voir ça!

Jour 5 – Mercredi 18 août 2004
Matapédia
Jour 5: L'Anse-au-Beaufils - Matapédia

Ce fut effectivement un très beau lever de soleil, et j’ai heureusement réussi à me rendormir un peu. Le déjeuner préparé par Marie-Hélène est succulent, et nous jasons de tout et de rien jusqu’à ce que je réalise que le temps avance et qu’il faut bien que je continue ma route. Il est déjà 12 heures 30 lorsque je quitte la Villa Sans Soucis.

Il fait un temps magnifique, et même plus chaud que les deux derniers jours. J’en profite donc pleinement et roule presque sans arrêt. Pas de rencontres animales aujourd’hui, mais je croise 6 Miata! Vers 16 heures, les nuages noirs se pointent, et je dois arrêter mettre le toit. Je décide donc de prendre une chambre à Matapédia, la fatigue commence à se faire sentir de toute façon. J’en profite plutôt pour me payer un succulent souper de fruit de mer.

Jour 6 – Jeudi 19 août 2004
Montréal
Jour 6: Matapédia - Montréal

Il n’y a pas très longtemps que la brume s’est levée sur la vallée de la Matapédia lorsque je prends la route, un peu passé 8 heures 30. Le soleil est présent, mais filtré par les restants de brumes et quelques filets de nuages. Ça s’assombrit malheureusement rapidement, et à Ste-Flavie, je dois remettre le toit car il commence à pleuvoir.

Le soleil fait seulement quelques apparitions, et comme il pleut des cordes à Rivière-du-Loup où je m’arrête pour dîner, je conclus qu’il est temps de mettre fin à mon voyage. Je continue donc jusqu’à Montréal, même si les nuages disparaissent enfin un peu passé Québec. Je dormirai dans mon lit, et souperai avec mes parents!!!

En résumé

Un peu plus de 2 200 km;
478 marches aux Chutes Montmorency;
Beaucoup de petits rorquals et bélugas;
Quelques loups-de-mer;
Des milliers de Fous de Bassan;
1 grand héron;
2 traversiers;
2 croisières;
13 Miata;
Une bonne dizaine de motels nommés Bellevue;
6 ou 7 autos de police;
60 photos;
Beaucoup de gens très sympathiques;
Énormément de soleil.

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